La Microkinésithérapie, qu’est-ce que c’est ?
La microkinésithérapie est une technique de soin manuel pratiquée par des masseurs-kinésithérapeutes formés à cette méthode. Elle stimule les capacités naturelles de réparation du corps et corrige les dysfonctionnements dont souffre le patient.
Le thérapeute utilise une micropalpation très légère et non agressive pour détecter les traces laissées par une agression ou une perturbation. Ensuite, il informe le corps de l’origine du problème. Ainsi, l’organisme peut se réparer lui-même sans déclencher de réactions excessives.
Cette technique, développée dans les années 1980, fait partie du GETCOP (Groupe d’Étude pour les Thérapies Complémentaires Personnalisées). Elle continue de progresser grâce aux retours des praticiens et des patients.
Daniel GROSJEAN : fondateur de la Microkinésithérapie
Né le 23 mai 1938 à Paris, Daniel Grosjean obtient d’abord une licence en théologie en 1965. L’année suivante, il décroche un master en théologie à Austin, au Texas, aux États-Unis. En 1969, il obtient le diplôme d’État de masseur-kinésithérapeute. Enfin, en 1981, il complète son parcours avec un diplôme d’ostéopathie.
Depuis 1980, il consacre son temps à plusieurs activités. Tout d’abord, il participe à l’élaboration et à l’évolution de la microkinésithérapie. Par ailleurs, il soigne ses patients dans son cabinet de Pont-à-Mousson (F-54700). De plus, il enseigne la méthode depuis 1984. Enfin, il mène des recherches, réalise des expérimentations et rédige des articles ainsi que des ouvrages sur cette technique.
Les Bases Scientifiques
La microkinésithérapie s’inscrit dans une tradition thérapeutique très ancienne. En effet, depuis l’Antiquité, les thérapies manuelles apparaissent dans de nombreuses cultures, comme le massage, le shiatsu, le reboutage, les manipulations articulaires ou l’ostéopathie.
Par ailleurs, la recherche de la cause initiale d’un trouble remonte à Hippocrate. Il distinguait la médecine des contraires de celle des semblables. Cette dernière approche a inspiré plus tard l’homéopathie. De plus, la médecine chinoise met en relation les structures superficielles et profondes du corps depuis des millénaires. Aujourd’hui, l’embryologie confirme cette idée.
Ensuite, Claude Bernard a renforcé l’approche étiologique en médecine expérimentale. Il s’agit d’identifier l’origine des symptômes, qu’elle soit physique, psychologique ou fonctionnelle. De plus, les progrès en génétique et en épigénétique éclairent les notions de terrain et de prédispositions, y compris celles transmises de génération en génération.
Enfin, la microkinésithérapie repose sur les mécanismes naturels de protection et d’adaptation de l’organisme. Lorsque ces mécanismes deviennent inefficaces, ils peuvent provoquer des troubles chroniques. La pratique cherche alors à les identifier et à les corriger.
Le Statut Légal
La microkinésithérapie constitue une thérapie manuelle complémentaire. Ainsi, elle pourrait s’inscrire parmi les thérapies complémentaires évoquées par l’Académie de Médecine. Cependant, elle n’apparaît dans aucune liste officielle.
L’Ordre National des masseurs-kinésithérapeutes ne reconnaît pas cette pratique, car il n’intègre pas toutes les méthodes récentes. En revanche, le GETCOP compte la microkinésithérapie parmi ses membres. Les praticiens transmettent à cet organisme et aux instances concernées les évaluations scientifiques publiées dans des revues internationales indexées. Malgré ces démarches, la microkinésithérapie attend toujours une reconnaissance institutionnelle clairement définie.
